Ex-Manager chez Bain et Directeur de la stratégie chez TF1, David nous parle de sa transition en start-up chez Lydia

Ex-Manager chez Bain et Directeur de la stratégie chez TF1, David nous parle de sa transition en start-up chez Lydia

David a rejoint Lydia il y a 6 mois en tant que Head of Marketplace (P&L d’une nouvelle business unit) ; il avait une première expérience de manager chez Bain puis Directeur de la stratégie chez TF1. Si vous aussi vous cherchez à recruter un ancien consultant dans votre équipe, contactez Clément ici.

Où as-tu commencé ta carrière?

J’ai commencé chez Bain & Co. J’ai passé 5 ans et demi dans la practice télécommunications et média, où j’ai eu l’occasion de travailler avec de nombreux acteurs des télécoms, dont certains à l’étranger. J’ai adoré et c’est une expérience que je recommande en sortie d’école. C’est l’opportunité parfaite pour solidifier ses compétences analytiques, commerciales, et travailler sur sa rigueur, parce qu’il faut être capable d’étudier un problème qui n’est pas forcément lié à sa spécialité, et de façon rapide et efficace. Ceci dit, au bout de 5 ans, j’étais fatigué donc j’ai donc voulu passer à la prochaine étape dans ma carrière.

J’ai suivi un parcours assez classique, je me suis dirigé vers un grand groupe de médias: TF1. C’est une évolution assez logique sur le papier, pendant 2 ans j’ai travaillé à la direction stratégique du groupe. Le job consistait en beaucoup d’études et de plans stratégiques sur le long terme, en partie sur le plan financier, mais j’étais également chef de projet interne pour animer les projets sur différentes BUs (antenne, pub). On était une équipe de sept personnes et nous n’étions pas tous des ex-consultants, les autres profils avaient une connaissance plus approfondie de l’entreprise et de l’industrie, et un profil plus financier.

Dans les directions de la stratégie, il y a des cycles, donc par exemple il faut être vraiment actif et réactif quand un nouveau PDG arrive, puis au fur et à mesure que la stratégie se met en place, ton rôle est plus centré sur la gestion financière. 

L’étape d’après c’est de basculer vers l’opérationnel, ne plus être dans une fonction support, mais devenir vraiment actif sur le plan commercial. J’ai pu faire ça en passant sur la distribution Vu que j’avais travaillé avec des acteurs des télécoms à Bain, je connaissais bien l’industrie. Je travaillais avec une petite équipe mais très importante dans l’organisation de TF1 avec de fortes marges. Je devais m’occuper d’importantes négociations ainsi que de la gestion de contrats et de clients. Cette expérience a vraiment complété et confirmé mes compétences mais j’avais toujours du mal à m’intégrer à la culture du groupe TF1 qui était pour moi très centralisée. Je savais qu’il fallait donc que j’aille voir autre chose pour me faire une idée de la culture dans des entreprises différentes.

Comment en es tu arrivé aux start-up?

J’avais envie de découvrir cette aventure parce que certains de mes amis qui travaillaient en startups m’en avaient parlé objectivement en m’expliquant ce qu’ils avaient aimé, ce qui les avait déçus ainsi que les idées reçues. Cela m’a aussi permis de comprendre les différents types de startups, comme par exemple les différences entre une grosse boite type Airbnb, une scale-up et une startup avec trois employés.

Je préfère les startups qui sont déjà un peu installées et commencent leur période de croissance. Je veux éviter l’effet grand groupe, et dans l’autre sens je pense que dans une start-up early stage l’organisation est trop brouillon pour moi donc entre ces deux étapes c’est un bon compromis. 

Je pense aussi que choisir sa startup en fonction du secteur n’est pas forcément efficace et il vaut mieux se fier à l’entreprise elle-même. Je me suis ouvert l’esprit en réfléchissant d’abord à ce que j’aimais – j’avais besoin que ce soit quelque chose de tous les jours dont je voudrais discuter. J’ai fait mes recherches en lisant plein d’articles, ce qui m’a permis d’identifier des noms, puis j’ai recherché ces personnes de manière proactive. J’ai dû faire cinq nouvelles connaissances et/ou renouer des liens avec d’anciens collègues. Cela a été primordial pour moi, parce que les gens parlent mieux et plus honnêtement de leur entreprise qu’un article.

Quel processus as-tu suivi pour postuler? 

J’ai commencé à postuler en septembre pour trouver un job en mars. Pendant les deux ou trois premiers mois, je n’ai eu aucun résultat, notamment via Linkedin, et aucune réponse, donc aucun contact. J’ai commencé à creuser sur des sites spécialisés (WTTJ) puis finalement trouver Movemeon qui m’a été recommandé par un ami. 

J’ai trouvé ça bien parce qu’il y avait beaucoup moins d’offres que sur Linkedin et donc, une réponse pour chacune de mes candidatures. J’ai toujours eu une réponse et j’ai pu comprendre pourquoi ma candidature n’allait potentiellement pas. Le chasseur de tête a plutôt bien fonctionné aussi vu que j’ai eu trois ou quatre entretiens grâce à eux, mais le problème, c’est que tu ne maîtrises rien.

J’avais souvent des refus de startups parce que je n’avais pas d’expérience en startup, alors que sur Movemeon, c’est différent parce qu’on sait que le recruteur recherche un ancien consultant.

Est-ce que tu as des top tips pour les entretiens?

Je pense que ce qui a bien marché avec Lydia, c’est que j’avais la volonté d’apprendre. Je n’avais pas peur de passer deux mois a uniquement poser des questions. Un autre point positif, c’est que je n’avais aucun souci pour travailler tout seul sans équipe. L’essentiel est de comprendre que l’on va quelque part de complètement différent et de faire comprendre que l’on a pas peur de s’adapter rapidement au changement car on est débrouillard.

Qu’est ce qui t’a donné envie de rejoindre Lydia?

Lydia est une super marque: je passe mon temps à parler à différentes startups et tout le monde connaît Lydia parce que c’est déjà une grande startup. L’équipe est composée de gens qui sont très compétents dans ce qu’ils font et le tout dans une bonne ambiance. C’est un projet qui est hyper intéressant et qui va continuer à évoluer avec des applications et sous-usage.

Qu’est ce qui t’a le plus surpris?

C’est l’importance des outils et de la tech en start-up. Chez TF1, on utilisait majoritairement Outlook et Excel. Chez Lydia, on a un nouvel outil tous les jours pour optimiser notre fonctionnement. La deuxième chose, c’est la culture, quand tu le vis c’est différent. Ici tout est très transparent, on partage beaucoup plus en public via slack (et non par email). Il y a aussi un côté très décentralisé, le CEO ne valide pas toutes les décisions. C’est vraiment ce que je recherchais avec de l’autonomie dans la prise de décision.

Quel est l’apport du conseil dans ta mission?

Le conseil, c’est une école de la rigueur où l’on fait travailler ses capacités de synthèse, à prendre des notes, le tout dans la rigueur des différents processus à suivre. On y apprend l’autonomie quand on est face à un problème parce qu’il faut coûte que coûte avancer sur un projet. On apprend aussi à interagir avec les autres et à collaborer, par exemple il faut toujours savoir où on peut trouver la bonne personne pour nous aider.

Les start-ups ont vraiment intérêt à recruter des employés avec deux ans d’expérience dans le conseil. Ils se sont “cassés les dents”, ils sont plus rigoureux, plus organisés – c’est le meilleur moment pour les recruter parce qu’ils ont encore beaucoup d’énergie, vraiment rigoureux et formés et puis, ils sont moins chers.

Il y a un deuxième niveau de recrutement avec des gens qui ont plus de deux ans de conseil au compteur et qui par contre, seront plus motivés par un projet en particulier que par l’argent et qui seront eux aussi bien formés et rigoureux.

Movemeon connecte des (ex) consultants et freelances grâce à des perspectives d’emploi, conseils et événements. Inscrivez-vous gratuitement et recevez des offres d’emploi, des conseils d’experts et des invitations à des rencontres professionnelles afin d’agrandir votre réseau. 

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